quelles magnifiques influences ! du grand grand Art ! intimité et violence à son paroxysme, ça donne envie d'hurler tout ce que les autres n'entendent pas ... chapeau bas :)
J'ai voulu raser au plus proche, tous les souvenirs du passé. J'ai voulu faire peau douce sur l'avenir de nos perspectives. J'ai voulu ce temps qui ne venait pas. J'ai voulu honorer l'envie, celle du demain, une ode au lent, un espace tranquille. Je n'ai rien vu. C'est souvent ainsi quand on passe trop de temps dans le noir.
Hier, je suis sorti jusqu'aux confins des nuits. C'était beau la danse des vagues à l'inaccessible horizon. Ce fut simple spectacle, un tour de pas grand chose, une gratuité dans la nature du geste. A l'heure du jour, j'ai marché encore. Je ne peux pas te dire la direction des pas. Ce serait mentir que de te parler de cela. J'ai vu des couleurs et des rayons, à moins que ce ne fut une lueur au ciel.
Je suis rentré. Il faisait silence dans le carré des mètres. Tu sais, de ce silence qui déchire parfois tout en une fraction de seconde. Le temps de réaliser qu'on aurait peut-être dû continuer la route, et c'est trop tard. Tout se bouscule, tout fait front. Il y eut des fleurs au ciel, des épines aux nuages, et des voyages trop lointains. Je ne me suis pas retrouvé, pas plus que je ne me suis reconnu dans cet espace là.
Je me suis empoigné de partout, à pleines mains. Toute chaire à portée fut malaxée. Je me suis souvenu, le meurtre au bout des doigts, des pâtes à modeler de l'école maternelle. J'ai pétri encore plus fort. Ce souvenir, loin de me soulager, fut tout à ma rage. J'ai cogné. J'ai voulu, de la tête, défoncer tous les murs de la maison. Il devait faire beau au dehors. La lumière était peut-être multicolore. Je ne me souviens pas. Cela n'a que peu d'importance. Les os se mirent à craquer. D'un revers de la main, j'ai essuyé un filet de bave qui coulait de ma bouche. C'était du jus d'étoiles.
Je vois un corps travaillé de l'intérieur, et comme une mutation rampante du corps qui se déforme ou se consume... Monochrome, monolithe, monomanie je ne sais pas, c'est fort et très déroutant!
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quelles magnifiques influences ! du grand grand Art ! intimité et violence à son paroxysme, ça donne envie d'hurler tout ce que les autres n'entendent pas ... chapeau bas :)
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Ca me fait penser à un tableau de Bacon. *****
Magnifique expression!5*
Superbe!
J'ai voulu raser au plus proche, tous les souvenirs du passé. J'ai voulu faire peau douce sur l'avenir de nos perspectives. J'ai voulu ce temps qui ne venait pas. J'ai voulu honorer l'envie, celle du demain, une ode au lent, un espace tranquille. Je n'ai rien vu. C'est souvent ainsi quand on passe trop de temps dans le noir. Hier, je suis sorti jusqu'aux confins des nuits. C'était beau la danse des vagues à l'inaccessible horizon. Ce fut simple spectacle, un tour de pas grand chose, une gratuité dans la nature du geste. A l'heure du jour, j'ai marché encore. Je ne peux pas te dire la direction des pas. Ce serait mentir que de te parler de cela. J'ai vu des couleurs et des rayons, à moins que ce ne fut une lueur au ciel. Je suis rentré. Il faisait silence dans le carré des mètres. Tu sais, de ce silence qui déchire parfois tout en une fraction de seconde. Le temps de réaliser qu'on aurait peut-être dû continuer la route, et c'est trop tard. Tout se bouscule, tout fait front. Il y eut des fleurs au ciel, des épines aux nuages, et des voyages trop lointains. Je ne me suis pas retrouvé, pas plus que je ne me suis reconnu dans cet espace là. Je me suis empoigné de partout, à pleines mains. Toute chaire à portée fut malaxée. Je me suis souvenu, le meurtre au bout des doigts, des pâtes à modeler de l'école maternelle. J'ai pétri encore plus fort. Ce souvenir, loin de me soulager, fut tout à ma rage. J'ai cogné. J'ai voulu, de la tête, défoncer tous les murs de la maison. Il devait faire beau au dehors. La lumière était peut-être multicolore. Je ne me souviens pas. Cela n'a que peu d'importance. Les os se mirent à craquer. D'un revers de la main, j'ai essuyé un filet de bave qui coulait de ma bouche. C'était du jus d'étoiles.
Je vois un corps travaillé de l'intérieur, et comme une mutation rampante du corps qui se déforme ou se consume... Monochrome, monolithe, monomanie je ne sais pas, c'est fort et très déroutant! *****
Super travail... merci
5*
C'est magnifique !!!